L’avis de maman: ton zizi, c’est sacré!

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Un jour, ma sœur m’avait confié son fils de 2 ans et demi pour le week-end. Après une heure ou deux, je réalise qu’il a fait pipi dans sa couche. Je l’emmène aux toilettes pour le changer, je le couche sur la table et au moment où j’ouvre son Pampers pour le lui enlever, il me dit: "Personne ne peut toucher mon zizi!"

Ma sœur est criminologue. Elle est maintenant coach mais elle a travaillé longtemps dans la prévention de récidive de délinquants sexuels. Trop forte la frangine, elle avait bien drillé son petit.

Pas touche à mon zizi!

Sur le moment, j’ai ri, je lui ai promis que je ne lui toucherai pas le zizi. Plus tard, j’ai appris la même chose à mes enfants. Je leur ai expliqué que ce qui est dans leur culotte leur appartient à eux seuls. Quand ils seront grands, ils pourront en faire ce qu’ils veulent (oui vraiment tant que tout le monde est consentant) mais que tant qu’ils sont petits, personne n’y touche sauf eux. Je leur ai dit que si un adulte s’intéresse à leur zizi ou à leur zezette, c’est bizarre et qu’ils doivent nous en parler. Même si cet adulte fait partie de la famille, des amis ou de l’école. Même s’il est gentil. Même si l’on n’a pas envie de lui créer des ennuis.

Je leur ai aussi dit que le plus important à retenir c’est qu’un adulte qui te dit « ne le dis pas à tes parents, c’est notre secret » est un adulte qui a un comportement craignos et qu’il faut directement nous en parler. Même pour un bonbon ou un petit cadeau, c’est un point d’alerte (appuyer sur le bouton ou crier au secours). Les enfants n’ont pas de petits secrets avec des adultes.

La discussion pour protéger nos enfants

Dernièrement, on est allé voir une pièce de théâtre « les Chatouilles » qui raconte l’histoire poignante d’une petite fille victime de pédophilie. Après les (très longs) applaudissements, l’actrice a mis en garde tous les spectateurs en leur disant que la seule manière de protéger les enfants est de les rendre vigilants. De leur en parler pour qu’ils puissent identifier les situations malsaines, éventuellement s’en défendre et au moins en alerter leurs parents.

On en a reparlé avec les enfants. Ma fille de 8 ans m’a demandé: « Comment sait-on si c’est quelque chose est bizarre? ». Je lui ai répondu qu’elle sentirait dans son ventre si la situation la met mal à l’aise. Et que dans le doute, elle peut m’en parler.

Bien entendu, ce n’est pas efficace à 100%! Mais je suis confiante car je pense que mes enfants seront capables d’identifier une situation anormale et qu’ils me demanderont de l’aide s’ils y sont confrontés. C’est déjà pas mal!

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